L'AVIRON  



















L'aviron

Au début, l'aviron, c'est vraiment la "galère" : on a constamment peur de tomber à l'eau. Alors qu'en vérité, cela arrive très peu souvent et l'eau ne fait pas mal : elle rafraîchit en été et réveille en hiver...


(le plouf de Jean-Christophe à Cahors)

Quand ça arrive, il faut seulement faire attention à l'appareil photo du webmaster, sinon...

L’aviron est un sport fort peu médiatique, ignoré du grand public et même parfois hélas des autorités locales.

Souvent repéré comme « le plus dur des sports de fond », il interpelle les promeneurs des bords de rivière qui découvrent alors la beauté du geste du rameur et la forte cohésion qui se dégage des équipages.

Pourtant, il y a à peine 300 ans, ce sport était encore réservé aux esclaves, il est vrai que les séances d’entraînement hivernal sont rigoureuses et éprouvantes, les « manchons » provoquent de douloureuses ampoules et le froid pique au visage…

Mais pour les 65000 licenciés de notre fédération, le vécu est tout autre et le plaisir qui se dégage de l’effort et amène au dépassement de soi est à chaque fois renouvelé.
Tous les rameurs sont tombés à l’eau de nombreuses fois, tous ont ramé « contre le vent », sans avancer, mais quand très vite, on prend goût à cette sensation de glisse sur l’eau tranquille ou folle de la rivière, plus rien n'est pareil !

On découvre alors l’ivresse des distances parcourues, le calme paisible de la solitude en skiff et de la convivialité des équipages. Parfois même, on devient « accro » à la compétition, aux disputes de gros enlevages et à la constante recherche des performances.

Mais au sein des fédérations, nous attachons beaucoup d’importance à ce que chacun puisse trouver sa place dans les clubs locaux où les possibilités d’entraînement et de pratique sont nombreuses et adaptées aux possibilités et désirs des adhérents.

Certains choisissent la « catégorie loisir » et s’y tiennent pendant des dizaines d'années, d'autres s’essayent à la compétition et sont gagnés par « le virus de la médaille » ils s'entraînent alors chaque jour un peu plus, jusqu’à ce que le succès vienne couronner leurs efforts.

Contrairement aux idées reçues, l'aviron est un sport plus technique que physique, c'est pourquoi l'entraînement quotidien qui s’articule autour de séances techniques est indispensable et ce, tout au long de l'année.

Et c’est ainsi qu’il n’est nul besoin d’un gabarit d’athlète pour faire « un bon rameur », seules comptent la régularité de l’exercice quotidien et la volonté et l’attention au cours des entraînements pour mémoriser le geste juste et pour corriger ses défauts, en ne perdant jamais de vue que le plaisir est au bout de l’effort.


Laurent L., rameur minime albigeois en skiff, attentif bien que souvent têtu...
 
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